Oui au rassemblement des progressistes

Écrit par Jonathan BITEAU

Cette semaine aura vu un événement rare en politique : un homme public de premier plan a préféré l’ombre à la lumière. En renonçant à se présenter à l’élection présidentielle, François Bayrou a fait preuve d’un remarquable sens des responsabilités. Celui que l’on disait obnubilé par l’Élysée a démontré sa conception de l’Etat au-delà des querelles d’egos.

Oui, sa candidature était le chemin le plus facile : les 500 signatures n’auraient absolument pas été un problème et les finances du Modem étaient suffisamment saines pour mener une campagne sobre. À quel prix ? À l'évidence, cette candidature aurait favorisé un second tour Marine Le Pen / François Fillon en prenant de précieux points à Emmanuel Macron. Or, ce scénario est le plus dangereux pour notre démocratie. Au-delà du programme radical de François Fillon, incompatible avec nos convictions centristes, l’affaire Pénélope a jeté un tel discrédit sur sa candidature que le Front National n’a jamais été aussi proche de pousser les portes du pouvoir. Dans ce contexte politique inédit, François Bayrou a su prendre la mesure du danger qui nous guette en proposant une alliance à Emmanuel Macron.

Je fais partie des centristes qui ont plaidé depuis plusieurs mois pour un rassemblement des progressistes autour d’Emmanuel Macron (lire http://www.lerepublicain.net/elections-legislatives-nouvelle-etape-pour-le-candidat-modem_72344/ ). Ce rassemblement est aujourd'hui à l’œuvre au niveau national, à nous de prendre le relais au niveau local. Que notre chapelle Modem participe à la construction de cette grande cathédrale progressiste en train de s’édifier.

François Bayrou a énoncé une exigence essentielle pour cette alliance, aussitôt acceptée par Emmanuel Macron : celle d’une loi sur la moralisation de la vie politique française. Je souscris pleinement à cet objectif et je tiens à préciser ici le troisième axe citoyen de mon programme :

- Tout candidat à une élection devra dorénavant présenter un extrait de casier judiciaire vierge.
- Les parlementaires ne pourront plus embaucher comme collaborateurs des membres de leurs familles.
- Les régimes spéciaux d’assurance chômage et de retraites des parlementaires devront être alignés sur le régime général.
- Un statut de l'élu devra être mis en place pour assurer la représentation de toutes les catégories socioprofessionnelles dans la politique.
- Je m’engage à déléguer la gestion de la réserve parlementaire à un jury citoyen tiré au sort.

Si je suis élu député, je soutiendrai le projet de loi qui reprendra ces exigences de moralisation de la vie publique. En attendant, le rassemblement des progressistes, au-delà du clivage gauche/droite, est en marche. Je mettrai toute mon énergie pour le faire vivre en Lot-et-Garonne.

 

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